Le dimanche 2 avril 1961, à Bourges, devant la cathédrale bruissante et frémissante de passions sacrées, un jeune homme médiocre attend bêtement la fin du service religieux, pour des raisons profanes et presque inavouables. Il meuble cette attente, comme n’importe qui le ferait à sa place : il jette des regards curieux sur le célèbre monument qui se dresse devant lui ; il déroule des souvenirs de jeunesse ; il échange, avec un voisin, des considérations multiples et réfléchies sur la pluie et le beau temps, l’amour, la poésie, le café, la musique et, naturellement, la cathédrale Saint-Étienne…